TOP 1 : L’entrepreneuriat à Montréal

L’écosystème entrepreneurial de Montréal est très dynamique. C’est assurément le résultat d’une succession d’actions bien orientées telles que la révision de la structure post CLD, la précision de l’offre globale, l’uniformisation de l’image, le plan d’action concerté, le lancement de l’Indice entrepreneurial de Montréal, l’événement «Accélérer Montréal », le lancement d’Expo entrepreneurs 2018, et bien plus… Des actions combinées à une participation active et engagée des élus dans toute la démarche en entrepreneuriat. C’est mobilisant et ça se ressent ! Toute la communauté s’active autour des entrepreneurs. La collaboration, la cohésion et l’alignement entre les acteurs de l’écosystème sont au rendez-vous.

D’autres villes s’activent en entrepreneuriat. Pour 2018, nous pouvons, sans l’ombre d’un doute, décerner l’étoile du match à l’écosystème montréalais. Il faut reconnaître que lorsque Montréal va bien, c’est tout le Québec qui en profite. C’est toute une progression, et ce, en quelques années seulement !

TOP 2 : L’entrepreneuriat à l’Université Laval

Pour la première fois au Québec, une institution d’enseignement supérieur intègre l’entrepreneuriat comme une cible stratégique prioritaire dans sa planification stratégique. Cela donne des ailes à tout l’écosystème entrepreneurial de l’Université Laval. Quand la directive vient de la haute direction, il est nettement plus facile pour les acteurs de livrer la marchandise et, surtout, avec les bons moyens.

Plusieurs universités sont actives en entrepreneuriat avec divers programmes ou des incubateurs très performants tels que l’ACET à Sherbrooke. Le potentiel qu’offre ce changement de paradigme pour l’Université Laval me place sur le bout de ma chaise pour voir ce qui va en ressortir !  

TOP 3 : Le buzz d’Expo entrepreneur

Avouons-le, c’est un événement surprenant tout droit sorti du champ gauche. Menée par une équipe jeune, ambitieuse et qui privilégie l’approche collaborative, cette initiative a permis de rassembler des milliers de passionnés d’entrepreneuriat dans un seul lieu. L’édition 2019 se conclut par un succès de foule considérable : 10 000 participants.

TOP 4 : Les dix ans de l’Indice entrepreneurial québécois de la Fondation de l’entrepreneurship

Déjà 10 ans de mesure de l’entrepreneuriat au Québec et plus de 100 000 répondants ! L’outil de mesure de l’entrepreneuriat a de toute évidence inspiré et orienté les décisions stratégiques en entrepreneuriat et généré plus d’impacts. Ces dix dernières années ont permis d’observer une progression fulgurante du Québec en entrepreneuriat sur plusieurs indicateurs notamment les intentions d’entreprendre des jeunes. Cette édition anniversaire fut accompagnée par le lancement d’une plate-forme présentant toutes les études.

TOP 5 : Lassonde entrepreneur Institute

Un succès américain d’influence québécoise. Quand j’ai besoin d’inspiration, je vais naviguer sur leur site Internet, car le contenu proposé sort des discours typiques. Vous savez ce discours qui valorise essentiellement les startups technos ou les entreprises des secteurs nichés… Cet institut met de l’avant toutes sortes de modèles entrepreneuriaux et cela donne des résultats impressionnants. Parmi les meilleurs aux États-Unis, ce lieu dédié à l’entrepreneuriat favorise « l’innovation et l’entrepreneuriat par la pollinisation croisée des secteurs d’activités », et ça c’est prometteur !

Le FLOP : Que fait le ministère de l’Éducation en entrepreneuriat ?

Je ne comprends pas ce qui se passe avec le ministère de l’Éducation et la formation en entrepreneuriat. Je ne suis pas certaine que nos élus en comprennent davantage. À ce titre, on constate que le MEES est tellement en retard sur le sujet que d’autres ministères ont pris le leadership pour financer et créer des écoles pour entrepreneurs et pour dynamiser les incubateurs universitaires. Pourtant, le MEES finance depuis des années le programme Entrepreneuriat Québec. Nous avons donc deux ministères qui s’impliquent dans la formation en entrepreneuriat.  

Pendant ce temps, les Cégeps se plaignent haut et fort d’être mal outillés en entrepreneuriat (PEEC). Ils sont le maillon faible de la chaîne, sans directives claires, sous financés, sans ressources et sans moyens, évoluant parfois à contre-culture (on peut parler des carrés rouges). Il n’est pas facile de semer l’esprit d’entreprise au collégial ; les passionnés de l’entrepreneuriat au collégial sont carrément des missionnaires. Milieu très vulnérable.

En 2019, il faut aider nos cégeps à se démarquer en entrepreneuriat. D’ailleurs, le secteur privé peut faire une différence tout comme il l’a fait depuis les deux grandes campagnes de financement de l’Université de Montréal et de l’Université Laval. Tant que les établissements collégiaux seront inégaux en entrepreneuriat, tout l’écosystème de l’éducation en entrepreneuriat le sera.

L’an dernier, à pareille date, je présentais mon top 5 des tendances entrepreneuriales de notre industrie. J’y notais notamment l’influence des moyens technologiques, la multiplication des groupes autogérés d’entrepreneurs, les transformations des organisations engendrées par la pénurie de main-d’œuvre et la montée du leadership économique au féminin !

En ce début d’année, je tenais à refaire le même genre d’exercice. Voici donc ma vision de ce qui sera à surveiller cette année !

La philanthropie en entrepreneuriat

La première grande tendance amorcée en 2018, mais confirmée en 2019 est l’implication du secteur privé dans l’écosystème des startups et de l’entrepreneuriat avec des moyens financiers et leurs ressources hautement qualifiées. En effet, les firmes privées telles que BCF Avocats d’affaires, qui offre un programme pour les startups, ou encore Deloitte, qui a ouvert un centre immersif nommé Greenhouse, en sont de bons exemples.

Plusieurs autres cabinets de professionnels développent de nouveaux produits de financement ou même d’accompagnement pour les entreprises souvent en démarrage et souvent pro bono. Ce croisement des styles est intéressant, car il permet à de jeunes entreprises d’avoir accès à des professionnels aguerris et à un écosystème privé de haute performance.

Parallèlement, nous observons que plusieurs entrepreneurs à succès s’investissent dans la promotion de l’entrepreneuriat ou encore en tant que mécènes comme c’est le cas pour l’organisme Lune Rouge de Guy Laliberté. Ce soutien financier du secteur privé fait une différence considérable dans cet écosystème entrepreneurial qui est trop souvent tributaire des aléas et des agendas politiques. Surtout, ce qui importe c’est que de l’argent frais entre dans l’écosystème et non pas que la même « enveloppe budgétaire gouvernementale » soit une fois de plus subdivisée entre les OBNL traditionnels et ceux des multimilliardaires… Sinon, j’ai un vrai malaise… Merci aux entrepreneurs et aux entreprises privées qui font de la philanthropie en entrepreneuriat.

Expo Entrepreneurs débarque à Québec

En 2018, nous avons évoqué la fragmentation de notre industrie en plusieurs microgroupes. Le pendant de cette opération en solo, c’est le désir commun de se rassembler. En ce sens, nous avons connu en 2018, puis en 2019, un événement raz-de-marée nommé Expo Entrepreneurs (EE). Bravo à Nima Jalavandy, président-directeur général et initiateur de EE ! En juin prochain, à Québec, nous assisterons à une grande exposition pour les acteurs de l’écosystème entrepreneurial. Organisé par la même jeune et dynamique équipe d’EE19 de Montréal, cet événement confirme que nous sommes encore capables de créer des produits et des services pour faire progresser notre industrie de l’entrepreneuriat. Il n’y a pas que les entrepreneurs qui doivent progresser, les acteurs de l’entrepreneuriat aussi. Ainsi, nous pourrons mieux accompagner nos entrepreneurs. Cette équipe a une ouverture à la collaboration très forte et à l’image de la génération montante. C’est rafraîchissant !

Les attentes sont élevées de la part des acteurs qui furent longtemps rassemblés par la Fondation de l’entrepreneurship (FDE), par l’Association des professionnels en développement économique du Québec (APDEQ) ou encore par le Rassemblement des Jeunes Chambres de commerce du Québec lors du Forum économique de la relève d’affaires. Qu’est-ce que cet événement proposera de nouveau ?  

La multiplication des programmes de formation aux entrepreneurs et le scale-up !

J’assiste avec scepticisme à la multiplication des programmes, des institutions et des organismes qui font de la formation aux entrepreneurs.

Pourquoi ?

Mais on peut développer une nouvelle saveur de soupe !  
D’ailleurs, le nouveau mot à la mode en accompagnement et en croissance est scale-up. Ça prend toujours un nouveau mot ou une nouvelle tendance pour actualiser la même chose, soit celle de faire grandir nos entreprises plus vite ! En 2018, on parlait d’accélérateurs, avant de progression, avant de gazelles… ! En 2019, on scale-up ! Cela dit, s’il y a une chose que j’ai observée, c’est que l’on travaille beaucoup trop sur les entreprises et pas suffisamment sur les entrepreneurs. Et pour tous les autres entrepreneurs surchargés par la croissance, je vous propose plutôt d’apprendre à dompter le rythme de vos affaires.

L’École d’entrepreneurship de Beauce (EEB) fête ses 10 ans

Cette année, la belle école aura 10 ans ! D’ailleurs, un grand rassemblement pour la communauté de l’EEB aura lieu en mai pour célébrer les 10 ans de l’école. Lorsque nous avons démarré cette école, nous ne pensions pas rassembler autant de leaders de notre économie autour du développement des chefs. Sachez qu’il n’y a qu’une communauté EEB ! La magie perdure et je suis toujours épatée de voir des entrepreneurs offrir généreusement leurs histoires et leur temps à d’autres entrepreneurs. Vous ne faites pas partie de la plus grande communauté d’entrepreneurs du Québec ? Je vous invite à vous inscrire rapidement et ainsi faire partie de l’histoire de l’EEB.  

Pour revenir sur la montée du leadership au féminin, je suis heureuse de voir Isabelle Le Ber, directrice générale, prendre la coprésidence du Colloque Femmessor de la région de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches le 19 février prochain. Cette femme mérite d’aller vous raconter l’EEB d’aujourd’hui. Invitez-la rapidement, car elle sera occupée en 2019 !  

La famille en affaires

En 2018, l’article le plus lu de Rouge Canari (2 000 lecteurs) a été celui portant sur les conjointes et conjoints d’entrepreneurs. Ce n’est pas surprenant, car la majorité des entreprises sont familiales. Cela dit, nous constatons que c’est un sujet chaud ayant besoin d’amour ! À la croisée des affaires et du cœur, il mérite notre attention. D’ailleurs, notre nouvelle collaboratrice au contenu, Jessica Grenier, a développé un atelier pour aider les entrepreneurs à négocier avec les enjeux familiaux de leurs clients ; pour les guider dans leurs choix. Que vous soyez des professionnels du milieu financier, des comptables, des avocats, des notaires ou des assureurs, cet atelier est fait pour vous ! Bon succès avec ces outils criant de pertinence !

D’autres institutions s’engagent auprès des familles en affaires, notamment le Centre Familles en affaires | HEC Montréal. La nomination d’Annie Veilleux à la direction de l’organisme va apporter un vent de changement dans l’animation de la communauté des familles en affaires. Il faut développer des outils basés sur la réalité et la culture des familles du Québec et qui s’adressent aux PME du Québec.

Et vous, que voyez-vous ou que prévoyez-vous pour l’année 2019 ?


Lectures complémentaires

La contribution des gouvernements au dynamisme en entrepreneuriat est significative telle que mentionnée dans l’article associé. Les engagements qui touchent la culture entrepreneuriale exigent de la patience et du temps avant d’en récolter les fruits. En 2004, le vent a tourné pour l’entrepreneuriat avec la stratégie jeunesse. Depuis, cet enjeu crucial pour notre croissance n’a fait que progresser sur tous les fronts. 15 ans c’est encore très peu pour changer une culture.  

Or les gouvernements changent, les leaders changent et les acteurs locaux aussi changent. Il importe donc d’actualiser constamment le discours pour que tous les acteurs s’alignent autour du développement d’une culture entrepreneuriale forte.

Il faut maintenir la cohérence stratégique amorcée et se mettre en mode « performance ».

Miser sur les activités en amont

Le travail important doit se maintenir en amont. Notre système scolaire, du primaire à l’université, doit avoir les moyens de maintenir les efforts initiés pour former les jeunes à la culture entrepreneuriale et au monde des affaires. Nul besoin de multiplier les structures et de créer des écoles partout, mais bien de miser sur des écoles et des universités existantes et surtout de les outiller pour qu’elles soient performantes en entrepreneuriat et bien connectées sur les secteurs de pointe. Il importe de faire circuler la connaissance pour que tout l’écosystème progresse.

Travailler sur les disparités régionales et éviter les approches mur à mur

Il faut aussi s’assurer d’une industrie vibrante avec de nouveaux élus et des gens d’affaires mobilisés dans toutes les régions du Québec. Encore aujourd’hui, certains sont moins disposés à supporter l’entrepreneuriat.   

La question de la rareté de la main-d’oeuvre n’est pas un prétexte pour cesser d’entretenir la culture et le soutien aux activités nouvelles. À ce compte, la Beauce aurait cessé d’être entrepreneuriale il y a de cela très longtemps, car le plein emploi touche cette région depuis de très nombreuses années. Chaque étape de progression fait émerger de nouveaux enjeux économiques.

Cela dit, les approches régionales « murs à murs » ne semblent plus adéquates, et le territoire d’appartenance des gens est plus souvent attaché à une ville. Le lancement spontané des DIGIHUB fut une grande surprise pour bien des acteurs locaux. De mon point de vue, il me semble que cela est venu brouiller l’organisation naturelle voir l’équilibre du leadership dans plusieurs régions. À repenser!

Place à la performance entrepreneuriale

Mesurer l’entrepreneuriat par territoire

Notre écosystème a beaucoup progressé. Il est mûr pour se mesurer. L’indice entrepreneurial québécois est encore sous-utilisé et il est grand temps que nos institutions se l’approprient nationalement pour raffiner leurs stratégiques. Et pourquoi ne pas créer (enfin!!) l’information de façon plus décentralisée, par MRC par exemple. C’est plus spontanément un territoire d’appartenance.

Développer l’approche satisfaction client garantie

Plus encore, mon passage chez Femmessor m’a clairement signifié que les choix effectués servent souvent l’institution et ses partenaires plus que le client, l’entrepreneure dans ce cas. Les politiques répondent aux exigences des institutions pour minimiser les risques et pour formaliser les approches; le client a très souvent du mal à s’y retrouver. Pourtant, faire vivre les structures d’accompagnement en mettant le client au coeur des stratégies, c’est assurément ce qui fera progresser tout l’écosystème entrepreneurial.  

Dans le même ordre d’idées, il serait intéressant d’importer des outils de satisfaction client du secteur privé. Par exemple, le Net promoter score est un instrument intéressant pour favoriser l’amélioration continue des services que l’on offre aux clients. Pourquoi ne pas intégrer une approche satisfaction client dans tous les points de services publics qui desservent les entrepreneurs ? Notre écosystème est suffisamment performant pour faire le prochain pas vers une culture de performance.

Jouer le rôle d’éclaireur des enjeux qui les affectent

Nos entrepreneurs, ces visionnaires, ont constamment besoin d’oxygène pour s’inspirer et voir plus grand. Or nous baignons dans une mer d’informations et, nécessairement, il y a la bonne et la moins bonne information. En matière de tendances d’affaires et d’analyse économique, le gouvernement doit mettre la bonne information de l’avant. C’est crucial de pouvoir alimenter les entrepreneurs sur les enjeux qui les affectent.

Faire circuler les bonnes pratiques en entrepreneuriat et susciter des effets d’apprentissage entre les acteurs de l’entrepreneuriat

Enfin, qui de mieux placés que l’État pour identifier les bonnes pratiques initiées aux quatre coins du Québec et de les diffuser! Tout comme nos entrepreneurs, notre écosystème et tous les acteurs ont aussi besoin de se développer et d’apprendre. Je crois que le gouvernement peut jouer un rôle majeur sur ce plan.

Et vous ? Quelles sont vos idées pour améliorer notre industrie ?

AUTRES ARTICLES DE ROUGE CANARI

Tendances 2018 en entrepreneuriat

Trois auteurs exposent dans un ouvrage les facteurs essentiels à l’émergence d’une communauté entrepreneuriale

Shawinigan, le 18 septembre 2018 – Pour la première fois au Québec, en s’inspirant du succès de la reconversion économique de Shawinigan, un ouvrage dresse les conditions gagnantes à l’émergence d’une culture entrepreneuriale à l’intérieur d’une communauté.

Fruit d’une collaboration entre trois auteurs qui, depuis plus d’une dizaine d’années, ont réfléchi puis mis en pratique le concept de culture entrepreneuriale Des communautés plus entrepreneuriales : se prendre en main se veut un guide pour des leaders locaux qui souhaitent mobiliser leur collectivité par une approche d’animation et de mobilisation de leur écosystème entrepreneurial.

« C’est un livre qui explique la recette que Shawinigan a appliquée de façon exemplaire au cours des 10 dernières années », lance Michel Angers, maire de Shawinigan et porte-parole de la Communauté entrepreneuriale de Shawinigan. « Ce n’est pas une recette à succès, mais plutôt le succès d’une recette que tous les partenaires de notre communauté ont mis en action pour prendre notre avenir en main. »

« Le développement de la culture entrepreneuriale est un projet de société qui implique l’ensemble des partenaires autour de deux objectifs fondamentaux : le développement du goût d’entreprendre des jeunes et moins jeunes, des femmes et des hommes ainsi que de l’esprit d’entreprise d’une communauté qui souhaite créer sa propre abondance », explique le directeur général de la Communauté entrepreneuriale de Shawinigan, Denis Morin, l’un des trois auteurs de l’ouvrage.

Le guide se décline en trois parties. Dans un premier temps, Nathaly Riverin entreprend de définir le concept de culture entrepreneuriale. « Une communauté entrepreneuriale prend naissance quand les leaders locaux décident que l’entrepreneuriat est un vecteur de solution pour leur développement économique et social et qu’ils s’organisent tels les joueurs d’une équipe pour avoir de l’impact tous ensemble », souligne celle qui a dirigé notamment l’École d’entrepreneurship de Beauce.

En seconde partie, Rina Marchand présente l’Indice entrepreneurial, un outil qui s’avère une clé essentielle dans la mobilisation des leaders locaux puisqu’il permet de mesurer les succès et les échecs du plan d’action. « Ce guide tente de donner un langage commun et des façons de faire éprouvées afin de construire ce qui peut transformer positivement et durablement un territoire et ses citoyens : une communauté entrepreneuriale. De plus, l’ouvrage est résolument inclusif, car tous ont un rôle à jouer dans cette communauté », explique la directrice des communications de la Fondation de l’entrepreneurship.

Enfin, Denis Morin expose la réussite de Shawinigan qui est devenue une communauté entrepreneuriale performante, passant d’une économie axée sur le salariat et confrontée à des fermetures d’usines à une culture entrepreneuriale dont le succès attire tous les regards depuis quelques années.

Les initiatives en entrepreneuriat ne manquent pas au Québec, mais l’absence de cohésion et de vision commune des leaders locaux s’est avérée jusqu’ici un écueil à son développement. L’ouvrage inspiré par les travaux novateurs de Paul-Arthur Fortin, fondateur de la Fondation de l’entrepreneurship, vient pallier à cette lacune en énumérant les facteurs de réussite mais aussi les dangers à éviter.

Des communautés plus entrepreneuriales : se prendre en main est disponible gratuitement. On peut se le procurer en adressant une demande par courriel à info@rougecanari.com ou à info.ceshawinigan@gmail.com ou en le téléchargeant à partir du site de la Communauté entrepreneuriale de Shawinigan (www.ceshawinigan.ca).

 

À propos des auteurs

D’intrapreneure à entrepreneure, Nathaly Riverin a initié plusieurs projets en entrepreneuriat au Québec notamment l’Indice entrepreneurial, les communautés entrepreneuriales et l’École d’entrepreneurship de Beauce. Elle développe aujourd’hui sa propre entreprise, Rouge Canari, dont la mission est de développer les connaissances et les compétences des acteurs de l’écosystème entrepreneurial en initiant des activités d’information, de valorisation ou de formation.

Diplômée du MIT dans le cadre du Entrepreneurship Development Program et ayant œuvré dans le secteur des technologies de l’information pendant 15 ans, Rina Marchand dirige depuis 2008 les communications à la Fondation de l’entrepreneurship. Elle chapeaute depuis 2013 la publication de l’Indice entrepreneurial québécois et le développement de contenus et de projets numériques pour le Réseau M, le réseau de mentorat pour entrepreneurs de la Fondation.

Denis Morin a été enseignant, directeur d’école, directeur conseil en entrepreneuriat et conseiller au développement des politiques au Secrétariat à la jeunesse du Conseil exécutif. Il a aussi dirigé les projets pédagogiques du Réseau québécois des écoles entrepreneuriales et de la Fondation de l’entrepreneurship. Il a démarré et dirigé la Communauté entrepreneuriale de 2009 à 2018. À titre de coordonnateur des comités de travail, il vient de rejoindre l’équipe de Lab-école à Québec pour en assurer le déploiement dans les régions du Québec.

Sur la photo en haut de page, on retrouve en partant de la gauche les trois auteurs : Nathaly Riverin, de Rouge Canari, Denis Morin, de la Communauté entrepreneuriale de Shawinigan et Rina Marchand, de la Fondation de l’entrepreneurship.

 

Source :

Bernard Lepage
Conseiller aux communications
Communauté entrepreneuriale de Shawinigan

POUR OBTENIR L’OUVRAGE : info@rougecanari.com

Invitation au lancement de l’ouvrage sur le modèle de communauté entrepreneuriale

Lancée en 2009, la Communauté entrepreneuriale de Shawinigan a invité trois auteurs à réfléchir aux enjeux du développement de la culture entrepreneuriale et aux concepts liés à la mise en œuvre et à l’évolution des communautés entrepreneuriales. Nathaly Riverin (Rouge Canari), Rina Marchand (Fondation de l’entrepreneurship) et Denis Morin (Communauté entrepreneuriale de Shawinigan) ont fait équipe pour présenter leur vision commune d’un modèle où mesurer permet de mobiliser pour transformer les territoires. 

Cet ouvrage s’adresse à tous les leaders locaux qui souhaitent semer une culture entrepreneuriale forte, susceptible de mettre toute la population en action, ainsi que de transformer leurs économies par l’entrepreneuriat de nécessité ou même d’opportunité.

QUAND :
Mardi le 18 septembre 2018 à compter de 10 h

OÙ :
Centre d’entrepreneuriat Alphonse-Desjardins Shawinigan
(Hall d’entrée) 1250, avenue de la Station
Shawinigan (Québec)  G9N 8K9

Pour plus d’information, veuillez écrire à info.ceshawinigan@gmail.com
Si vous désirez vous procurer l’ouvrage, veuillez communiquer avec nous à info@rougecanari.com

Au plaisir de vous y rencontrer.

Imaginez! Vous faites du financement pour entreprise et, constatant un taux de perte élevé sur vos prêts dans votre réseau national, dans toutes les régions quelque soit le secteur d’activité, vous faites un tour de table pour comprendre. Quel problème ont toutes ces entreprises? Réponse : Ce n’est pas un problème d’entreprises, mais un problème d’entrepreneurs. Les emprunteurs en difficulté sont épuisés. Ben voyons donc!

Vous comprendrez que j’ai accueilli avec un grand intérêt cette nouvelle étude de la RJCCQ publiée ce mois-ci. Cette étude est l’une des premières réalisées sur la santé mentale des dirigeants d’entreprise. Je me permets de vous la résumer et de souligner certains éléments à ne pas négliger, car votre santé, messieurs et mesdames les entrepreneurs, devrait avoir priorité sur votre succès en affaires. J’ai toujours dit : chefs en santé, entreprises en santé!

La santé mentale :

Les dirigeants d’entreprises sont plus affectés par la dépression en comparaison avec la population adulte. Ce sont en effet 17,7% d’entre eux qui en souffrent, contre 12,1% dans la population en général.

Les causes de dépression :

Les solutions à considérer selon le RJCCQ :

Mon commentaire éditorial!

L’entrepreneuriat, ça nous habite 24 heures sur 24. La passion et le plaisir de créer et de performer, c’est tout simplement grisant. Je sais de quoi je parle. Je me suis retrouvée bien trop souvent un samedi soir assise à mon bureau en pensant que le monde allait cesser de tourner si je ne finissais pas tel ou tel mandat.

Peu d’entrepreneurs se donnent le droit de ne rien faire de temps en temps. À moins d’être capable de mettre la switch à on et off systématiquement, il est important de pouvoir ralentir nos pensées, notre créativité, notre machine à résoudre tous ces problèmes que personne ne réglera si nous ne le faisons pas…

L’entrepreneuriat use la tête, mais use aussi le corps. Dans le feux de l’action, c’est sous l’adrénaline que tout se conjugue. Et plus souvent qu’autrement, ça marche… Cette étude témoigne du danger qui guette tous les entrepreneurs trop investis dans leur entreprise : développer des problèmes de santé mentale. On pourrait d’ailleurs effectuer une étude sur les problèmes de cœur chez les chefs et je suis à peu près certaine que la problématique serait la même.

C’est sans compter les bobos physiques (mal de dos, mal de cou, mal de tête, alouette!), qui sont des conséquences du stress permanent que l’on s’inflige. Un jour, quelqu’un m’a dit : «En mode survie, sous une forte dose d’adrénaline, tu ne ressens rien. Ton corps canalise ses ressources pour te sortir de là. Pas le temps d’avoir mal. Mais si tu arrêtes, tu vas constater des ecchymoses, des égratignures et d’autres blessures insoupçonnées…».  Avec une taux de survie d’entreprise de 35% après 5 ans, on peut faire le lien assez facilement entre l’état de survie et la détérioration de l’état de santé.

J’ai l’impression que, malheureusement, ces 17,7% des chefs d’entreprise affectés par la maladie mentale ne se sont pas permis de prendre le temps de s’arrêter. Ces 69% des dirigeants qui ne prennent pas plus de deux semaines de vacances… sont également à risque élevé. Et ceux qui cumulent des semaines de plus de 50 heures aussi!

Quels mécanismes mettez-vous en place pour vous obliger à ralentir?

Pour consulter l’étude : ICI

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Changeons le monde, un entrepreneur à la fois.  En commençant par nous-même!

À propos de Rouge Canari

Rouge Canari, vise le développement de l’entrepreneuriat sous toutes ses formes, par la création et le déploiement d’études, d’analyses et de stratégies visant les entrepreneurs. L’entreprise compte parmi ses clients/partenaires connus le MESI, la Fondation des familles en affaires, Femmessor, l’École d’entrepreneurship de Beauce (EEB), la Fondation de l’entrepreneurship, des groupes privés et les grandes corporations dans les domaines des services professionnels et bancaires. Rouge Canari bénéficie de collaborateurs/collaboratrices de longue date d’expertises variées. C’est une équipe passionnée et expérimentée qui prend vos projets d’entrepreneuriat en main.

Saviez-vous que de 2005 à 2015, ce sont les petites entreprises qui ont contribué le plus puissamment à la variation d’emplois au Canada: 87,7% des nouveaux emplois, loin devant les moyennes (7,7%) et les grandes (4,6%). (Gvnt Can, 2016, Principales statistiques relatives aux petites entreprises-Juin 2016)